DES MOTS-CLES

Quelques mots-clés utiles à la compréhension

 

    CHRONOLOGIE  DE LECTURE  : 

                                                                 Le premier ouvrage est " L'Envers des roses ", c'est lui qui initie l'histoire d'Adhémar que nous retrouverons dans " Vacarme Citoyens ", le deuxième ouvrage et " Rêve ... ris ! " le quatrième. Dans le troisième livre, " Rosalia, destinations incertaines ", Adhémar laisse place à son fils, Jérémie. 

 

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Les " outils " :

   l'enfance d'Adhémar est marquée par une forte présence d' "outils". C'est une sorte de déviance de notre société mécaniste qui place le gamin au coeur du langage des adultes, langage fortement imprégné de la notion d' "outil" : les "outils nécessaires à l'apprentissage de la lecture, du calcul, les outils de la socialisation, de la communication, " l'enfant est-il équipé des " outils " nécessaires ? Les outils du père bricoleur ..... et, pour Adhémar, la fuite, le refuge dans une collection d'outils qui le met à l'abri des "outils" dont parlent les autres, puisq'il possède et gère ses propres outils, dans son antre, à l'abri. Lorsque Adhémar se heurtera à son premier échec professionnel, il se réfugiera ainsi dans une Utopie, celle d'un "délire" horticole, la culture des "roses", reproduisant un réflexe de conservation : ce seront alors les outils électro-informatiques qui appuieront sa tentative.

                                     " Nous avons créé un monde de la surpuissance de l'Outil ! Qu'appelons-nous Progrès ?

                     C'est à cette remarque qu'est enchainée la vie d'Adhémar : " Quels outils faut-il maitriser pour réussir sa vie ? "

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Les " biens communs " : la mondialisation, comme nous la connaissons, est un système d'organisation " productiviste " ( le  Marché libre à aménager dans le cadre des concurrences entre pays pour s'approprier les ressources et ... les Marchés. La lutte féroce pour abaisser les coûts - "vertu "(?) de la concurrence, le "low-cost " et ses avatars en matière de guerre commerciale et d'atteinte à la Sécurité ).

L'Altermondialisme a tenté un état des lieux pour envisager le partage et l'économie des ressoources restantes, notamment lorsqu'elles relèvent des " Biens communs ".

Autrefois, la pratique des " commons " permettait à chacun de jouir de manière égalitaire d'un "bien commun" dont il n'était pas peersonnellement propriétaire. L'idéologie de la "propriété privée "par la détention du Capital a privé les gens de cette possibilté.

Or, la pratique des "commons" est le mode de gouvernance privilégié des ressources naturelles, car le plus protecteur des droits des individus en matière de gestion et d'accès aux dites ressources. Les "commons" n'excluent pas la propriété privée, mais refusent de considérer que la propriété privée est le régime exclusif de la gestion des territoires et des ressources.

Il convient donc de s'interroger sur l' "inappropriable", ou ce qui garantit à tous un usage équitable des ressources.

Ainsi donc, entrons en "Révolution", au bon sens du terme : la sortie de la tutelle, l'accession à la pensée par soi-même et, politiquement parlant, l'auto-institution. C'est cette pleine activité collective "autonome" qu'il faut refonder.

Nous avons à refonder les usages en matière d'accès à l'eau, à l'énergie, à la biodiversité, au logement, aux sols ... par des gestions publiques, décentralisées, impliquant les usagers.

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L' ARTIFICE, REALITE ILLUSION, SPECTACLE .....

Vacarme Citoyens est parcouru par un questionnement sur ce qu'est cette " Réalité " que l'on nous donne à voir, à vivre ... Le système de consommation de masse s'appuie sur un "Artifice ", celui qui nous fait croire que nous pouvons nous choisir "différents" et "originaux" quand la proposition est de choisir entre une multitude de produits qui, en fin de compte, se ressemblent tous, dans un univers social standardisé où les "normes" s'imposent par médias interposés.

D'où le "Spectacle " permanent : on nous "donne à voir" à travers nos écrans-miroirs, nos écrans-aspirateurs ... mais voyons-nous clairement ce qui se cache derrière l'écran, le miroir ?

Les "marionnettes" médiatiques et publicitaires "fascinent", au point que nous risquerions de ne plus "voir". La seule vraie réalité est celle de l' Illusion, la Magie, des magiciens qui agitent leur main droite - patte blanche, quand leur main gauche - patte noire - manipule. Spectacle, encore !

Et puis, il y a le mot "magique", le Pragmatisme... " Sois pragmatique, mon fils, c'est la Loi du Marché, c'est comme ça, coule toi dans le moule !... " Comme si  la Loi du Marché était une loi naturelle, comme celle de la gravitation universelle ou de l'attraction électro-magnétique dans les sustèmes planétaires.

"Il faut grandir, être pragmatique ! suivre la Loi du Marché, et tais-toi !..."

Quelle belle ambition humaine que celle qui consiste à resserrer les liens qui nous enserrent. Et si nous cherchions à créer des liens qui nous libèrent ? (voir plus bas l'autre mot clé : Inversion culturelle !)

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INVERSION CULTURELLE :

    Nous devrons considérer, au vu de l'expérience que nous, les Européens, vivons actuellement, que les Trente Glorieuses et les temps de croissance exponentielle sont finis. C'étaient des moments exceptionnels dans l'histoire de notre économie commune (capitaliste et ultra-libérale).

De façon simplifiée (ici n'est pas le lieu d'un cours d'économie mais d'expression d'une conviction raisonnée), si l'emploi se fait rare, il faut le partager et réduire le temps de travail, sans pour autant, comme nous l'avons connu, augmenter la productivité par une hausse de l'intensité du travail -source des souffrances que nous connaissons bien -  Les gains de productivité, résultat d'une organisation différente, seront partagés par une baisse régulière du temps de travail tout au long de la vie et une meilleure répartition des revenus. Il va de soi que l'organisation différente concernera le changement du mode de consommation. Ce n'est plus la propriété des objets qui importe mais leur usage. Il faut passer rapidement à une économie de la fonctionnalité pourvoyeuse d'emplois qualifiés (priorité à l'école, à la formation tout au long de la vie), à la coordination des usages et à l'économie de réparation. Il conviendra alors de basculer d'une économie de la compétition à celle de la coopération, du partage.

La notion de "propriété intellectuelle" devra aussi être revue pour que les biens communs intellectuels et culturels ne soient plus confisqués par de grandes multinationales soucieuses de la seule marchandisation. Du coup, se développera, soutenue, une " Economie sociale et solidaire " qui prendra en compte aussi l'économie associative et cuturelle. 

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